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« 3670 » : La douceur du Festival de Film Coréen à Paris

Regards sur 3670 : Présentation du film au FFCP

Présenté cette année au Festival du Film Coréen de Paris, 3670 marque le retour du réalisateur Park Joon-ho, déjà venu auparavant pour un court-métrage. Pour le festival, c’est un plaisir de le voir évoluer vers le long format, d’autant plus que le film pose un regard sur des sujets rarement abordés dans le cinéma coréen.

Le film suit le personnage de Cheol-jun, un jeune réfugié nord-coréen installé depuis plusieurs années à Séoul, qui tente tant bien que mal de trouver sa place. Isolé et timide, seule sa tante est sur place. Ainsi, il trouve de l’aide dans une église et grâce à la communauté nord-coréenne locale. Pour autant, il a du mal à se révéler et leur cache son homosexualité. Le film représente joliment cette tension entre son identité et son appartenance communautaire, qui structure le récit.

3670 traduit avec beaucoup de douceur la difficulté d’exister entre deux mondes, que ce soit entre le nord et le sud, entre la solitude et le besoin d’amour, l’appartenance et l’émancipation, ou encore, entre la foi et le désir. Par ailleurs, Park Joon-ho mêle excellemment l’humour, la tendresse et le réalisme social. Les scènes, bien que simples et banales, capturent la beauté du monde et de la fragilité du quotidien.

Un amant l’emmène participer à un drinking flash meet, un rassemblement codé au sein de la communauté gay. L’un d’eux devient son guide dans les bars et les conversations sous les néons. Leur lien d’abord amical se teinte peu à peu d’amour, devenant une jolie histoire d’émancipation, d’amitié et d’espoir. Ainsi, par la suite Cheol-jun entre dans un cercle d’amis homosexuels qui lui ouvre un espace de liberté où il peut sortir de sa zone de confort.

Le titre 3670 trouve d’ailleurs son sens dans le film l’abréviation des rendez-vous du groupe d’amis, “Rendez-vous Jongno 3-ga, sortie 6 à 7 heures” (du soir), suivi du nombre de personnes. Peu après, il rencontre un autre réfugié nord-coréen à qui il sert de guide pour l’intégrer aux bars gays, devenant à son tour l’initiateur de son intégration.

Par ailleurs, Park Joon-ho ne réalise pas seulement un “film de coming-out”, il montre vraiment la complexité des relations humaines, la vulnérabilité de ces liens, la peur de l’exclusion, la recherche d’appartenance et la précarisation.

L’avis personnel de l’équipe

Ce que j’ai aimé dans 3670, c’est sa simplicité. Pas de grands effets, pas de drames théâtraux ni de promesses impossibles, juste la vie dans tout ce qu’elle a de banal et de bouleversant. En effet, le réalisateur ne filme pas des miracles, il filme le quotidien, les silences, les gestes ordinaires, les repas partagés, la solitude, les moments de timidité. Il rappelle que le bonheur n’est pas forcément spectaculaire mais qu’il se cache souvent dans des détails simples, dans les rencontres, dans le courage de s’ouvrir aux autres.

C’est un film touchant qui apaise. Il montre que la vie n’a pas besoin d’être grandiose pour être belle. Et qu’en dépit des douleurs, il y a dans le réel une douceur qu’on oublie souvent de regarder.

La bande d’annonce du film 3670

Merci à l’équipe du Festival du Film Coréen à Paris pour l’invitation à la projection et pour l’accueil !

Vous pourrez trouver d’autres articles de cette édition du FFCP, très prochainement !

Article par Ambre

KIP

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