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« Hi-Five » : 5 superhéros contre un gourou de secte

Sorti en salles le 30 mai 2025 en Corée, Hi-Five a été présenté dans la catégorie “Événements” du Festival du Film Coréen à Paris les 3 et 4 novembre derniers. Réalisé par Kang Hyeong-cheol, ce film mêle action et fantastique à merveille, mais il s’agit par-dessus tout d’une comédie pétillante, pleine d’énergie.

Synopsis

L’histoire suit cinq personnes ordinaires qui, après avoir reçu chacune une greffe provenant d’un même donneur mystérieux, découvrent qu’elles ont développé des capacités surnaturelles qui bouleversent leur quotidien. Unie involontairement, cette bande va se retrouver confrontée à un adversaire commun : un sixième greffé, gourou d’une secte, doté du même type de pouvoir, mais qui a décidé d’utiliser ce don pour des ambitions bien plus sombres…

Un casting qui fait la différence

L’une des forces majeures de Hi-Five est son casting, à la fois varié et complémentaire. Le film réunit des acteurs aux profils différents, et cette diversité crée une alchimie remarquable. Même dans cet univers hors norme, ils restent justes et cohérents, donnant à l’histoire tout son charme tout en assumant pleinement son côté extravagant.

Lee Jae-in

Lee Jae-in, jeune actrice, s’est fait remarquer au cinéma en 2019 dans le thriller mystique Svaha: The Sixth Finger, où elle incarne deux sœurs jumelles.

Ici, elle interprète Wan-seo, une adolescente passionnée de taekwondo, fille d’un ancien champion qui enseigne désormais aux plus jeunes.

En raison d’une maladie cardiaque, elle n’a jamais vraiment pu pratiquer, son père se montrant extrêmement protecteur. Après sa greffe de cœur, Wan-seo développe une force surhumaine et une vitesse exceptionnelle. Pour ne pas inquiéter davantage son père, elle garde (plus ou moins) soigneusement ses nouvelles capacités secrètes.

Oh Jung-se

Acteur reconnu pour ses rôles dans It’s Okay to Not Be Okay ou Mr. Plankton, Oh Jung-se excelle à incarner des personnages à la fois sensibles et complexes, souvent marqués par des blessures intérieures ou une forte présence psychologique.

Dans Hi-Five, il joue le père de Wan-seo : hyper affectif, surprotecteur et aux bords des larmes à la moindre frayeur.

Bien que secondaire, son personnage apporte un côté chaleureux et touchant au film, et marque les spectateurs à chacune de ses apparitions.

Ahn Jae-hong

Ahn Jae-hong est un acteur polyvalent, actif depuis plusieurs années. Il a notamment acquis une grande notoriété à la télévision via le rôle de Kim Jung-bong dans la série populaire Reply 1988.

Dans Hi-Five, il joue le rôle de Ji-sung, un personnage drôle malgré lui, maladroit, qui loupe la marche, se contredit, bref : un concentré de chaos attachant.

Derrière ses maladresses, Ji-sung traverse une crise existentielle : au chômage, persuadé d’être une « mauvaise personne », il cherche simplement à mieux faire et à être utile aux yeux des autres. Dans cette aventure de superhéros où il initie la recherche des autres greffés, il est un peu comme le grand frère de Wan-seo, sans être pour autant le plus futé de la bande.

Ra Mi-ran

Actrice incontournable, Ra Mi-ran a marqué les esprits au cinéma avec Hope, The Himalayas, Miss & Mrs. Cops ou encore Citizen of a Kind présenté au FFCP en 2024.

On l’a aussi vu à la télévision dans Avengers Social Club, The Good Bad Mother et dans Reply 1988 aux côtés d’Ahn Jae-hong.

Qu’elle incarne une mère pudique, une femme de caractère ou une héroïne du quotidien, elle a toujours cette présence naturelle et chaleureuse qu’on apprécie tant. Dans Hi-Five, elle est celle qui unit le groupe, en tant que figure maternelle et médiatrice, mais aussi grâce à son pouvoir qui leur permet d’être une équipe soudée.

Yoo Ah-in

C’est un retour en beauté pour Yoo Ah-in, acteur majeur du cinéma et du drama coréen. On le connait majoritairement pour ses rôles aussi divers qu’intenses dans Veteran, Burning, Hellbound, ou encore le très apprécié drama Chicago Typewriter.

Il est revenu en mars avec The Match diffusé sur Netflix et continu dans sa lancée avec Hi-Five.

Bien qu’il soit l’un des personnages principaux, son visage n’apparait pas ni sur l’affiche du film ni dans le trailer, signe d’une présence encore mesurée dans l’espace public. En revanche, son talent reste un atout considérable et continue de susciter l’intérêt du public. Sa première apparition est d’ailleurs l’une des plus marquantes du film.

Son personnage, Gi-dong, se révèle aussi drôle que Ji-sung : tous deux cherchent constamment à avoir le dernier mot, une rivalité qui alimente une série de moments cocasses comme avec le personnage de Song Min-ho dans Seoul Vibe.

Park Jin-young

Membre du groupe de K-pop GOT7, Jin-young a fait ses débuts dans Dream High 2 puis a été salué pour son jeu dans plusieurs projets, comme The Witch (lire l’article ici).

Il poursuit sa carrière d’acteur avec Hi-Five en incarnant pour la première fois un véritable rôle de méchant. Il joue la version rajeunie d’un gourou de secte obsédé par l’idée de s’emparer des pouvoirs des cinq greffés.

Égoïste jusqu’à la déraison, il ne rêve que de jeunesse éternelle et d’une armée de fidèles prêts à le vénérer corps et âme une fois son plan accompli. Mais dans sa certitude aveugle, il sous-estime totalement la solidarité de ces “Avengers greffés” qui vont se dresser sur sa route.

Musiques et bande-son : un humour accentué

Le deuxième grand pilier de Hi-Five, c’est sa bande-son. Les musiques sont parfaitement choisies, pas seulement pour leurs mélodies, mais aussi pour l’impact qu’elles créent et la pertinence de leurs paroles. La bande originale est signée par Kim Joon-seok, collaborateur régulier du réalisateur : la cohérence avec le style visuel et narratif du film était donc attendue et pleinement au rendez-vous !

Les musiques accompagnent chaque scène, renforçant à la fois l’énergie, l’humour et l’émotion du film. Par exemple, parmi ces morceaux, on retrouve des incontournables des années 1990 :

Dès le début du film, lorsque Wan-seo découvre ses pouvoirs, la chanson « I Am One » de The Smashing Pumpkins est utilisée. Le morceau montre que l’adolescente réalise qui elle devient, même si tout lui échappe encore. On sent sa montée d’émotions, un mélange de panique, d’énergie et de confiance qui commence à naître.

Ensuite, lors de la première apparition de Gi-dong, il active ses pouvoirs électromagnétiques par un claquement de doigts. Et là, « The Power » de Snap! se lance avec son légendaire « I’ve got the power!« . Le choix est parfait. La scène devient à la fois absurde, stylisée et instantanément mémorable. Le rythme électrisant, la basse qui claque et l’énergie débordante imagent la révélation de ses pouvoirs et donnent un côté très théâtral à son entrée.

Lors de la scène de course-poursuite, Gi-dong utilise son pouvoir pour détourner l’attention des poursuivants en lançant un clip sur l’écran de leur tableau de bord. Et c’est l’iconique « Never Gonna Give You Up » de Rick Astley. La chanson accompagne toute la séquence, un choix audacieux qui rend le moment tout simplement hilarant.

Enfin, pour clore le film sur une note d’unité et d’espoir, la chanson « We Are Family » de Sister Sledge symbolise l’esprit d’équipe et la solidarité du groupe.

Pourquoi « Hi-Five » vaut le détour ?

Vous l’aurez compris, le film ne se prend pas au sérieux et c’est exactement ce qu’on attend d’une comédie. Il assume son côté fun, parfois délirant. Les acteurs, les répliques, la musique, tout y est pour créer un blockbuster des plus divertissants.

Même si le tournage a eu lieu en 2021, bien avant les polémiques qui ont touché Yoo Ah-in, le réalisateur a fait le choix de conserver ses scènes. Il explique dans une interview que seules quelques séquences ont été légèrement ajustées. Selon lui, remonter le film reviendrait à léser non seulement l’acteur, mais aussi l’ensemble du casting et la ligne narrative. En effet, vous vous en rendrez très vite compte de l’importance de son rôle et à quel point il le joue si bien.

C’est aussi un très bon rôle pour Jin-young qui continue de diversifier ses personnages au point qu’on en oublierait presque qu’il a été idole. Et physiquement… disons que son régime à base de blanc de poulet, patates douces et tomates cerise a porté ses fruits !

La seule chose que je pourrais reprocher au film, c’est de manquer un peu d’approfondissement sur le don d’organes. On aurait pu aborder ses implications humaines et éthiques, ou encore donner plus de contexte sur le donneur et l’origine de ces pouvoirs surnaturels. Ici, on reste sur du pur divertissement qui est tout aussi appréciable mais on se questionne tout de même sur ces éléments.

En tout cas, je crois n’avoir jamais autant ri au cinéma. C’était la meilleure façon pour moi de conclure cette saison du FFCP et de compléter mon palmarès de visionnage de l’année. Je ne peux que vous le recommander pour passer un bon moment !

Crédits photo : Well Go USA

Angèle

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