Les nouveautés Kpop du mois d’Août

L’été touche doucement à sa fin, mais si certains ont pris des congés, les artistes coréens n’ont visiblement pas chômé ! Entre K-pop, R&B, hip-hop et électro, le mois d’août nous a une nouvelle fois gâtés en nouveautés. Pour accompagner les derniers jours d’été et la rentrée, voici notre sélection du mois : quelques projets à écouter, découvrir ou redécouvrir avant de reprendre le rythme.

KiiiKiii ‘WhyKiiiKiii’ – Le choix de Soline

Seulement six mois après la sortie de son précédent EP « Delulu Pack », encore gravé dans nos mémoires pour son title track à succès ‘404 (New Era)’, le dernier girl group du l’agence Starship Entertainment fait son grand retour estival.

‘WhyKiiiKiii’ poursuit dans la continuité du concept adopté par le groupe depuis ses débuts, il y a maintenant plus d’un an : un son rafraîchissant et incarnant la jeunesse pétillante, des tenues et coiffures inspirées des décennies passées, et des visuels vibrants et colorés dans l’esprit de l’esthétique Y2K.

L’ordre cohérent des musiques composant l’album dessine un fil directeur racontant sa propre histoire, tel un voyage d’une journée d’été dans l’univers de KiiiKiii. En effet, cet EP ne s’ouvre non pas sur sa title track, mais sur ‘Ever2Late!’ : rythmé par des synthés dynamiques et une basse répétitive, ce titre sonne comme un réveil matinal pour accueillir à bras ouverts un été tant attendu.

Après une première musique house pop, le deuxième titre ‘Hey Hi’ s’inscrit davantage dans le répertoire de la house électronique avec des inspirations de musique disco. Les paroles esquissent le tableau d’une morning routine, entre douche au réveil, méditation et thé relaxant, illustrant ainsi un personnage positif qui s’apprête pour la journée dans la bonne humeur estivale. Les TiiiKiiis (nom du fandom de KiiiKiii) français auront sûrement été ravis de noter qu’un “je t’aime” dans la langue de Molière a fait son apparition dans les paroles juste avant l’outro.

La title track ‘Pop Off Pop Off’ est incontestablement une descendante de la musique des années 2010. Les auditeurs milléniaux et les plus vieux de la Gen Z reconnaîtront sans difficulté le mélange de pop électronique et EDM caractérisant la musique de cette époque, telle que les hits de Kesha et Katy Perry, la danse shuffle popularisée par ‘Party Rock Anthem’ dans la chorégraphie du refrain, et les références aux réseaux sociaux, comme le filtre Instagram “Rio de Janeiro”. Cet anthème célèbre un été pleinement vécu, où profiter de la vie sans se soucier du ridicule est mis à l’honneur.

‘SWEET SOUR’ se trouve à l’intersection du R&B et du hip-hop, toujours avec des sons empruntés à la pop électronique. Dès l’ouverture, un motif sur le nom du groupe s’impose et revient après chaque refrain de façon addictive. Les saveurs sont nombreuses et nuancées, entre rap énergique, des falsettos feutrés, quelques mots scandés en choeur, tandis que d’autres sont presque réduits à un chuchotement.

Avec ‘Candy Pink Magic Hole Flip Phone’, KiiiKiii touche encore à un autre micro-genre musical, la blog house, avec des sons volontairement saturés et une outro maximaliste. Une partie des activités promotionnelles du groupe a été spécialement dédiée à cette b-side, avec notamment un clip vidéo en stop-motion compilant plus de 1000 images, ainsi qu’une chorégraphie signée Redy et Amy Park, également chorégraphes pour la title track.

Si le titre est évocateur, il est amusant de noter que les membres du groupe, nées entre 2005 et 2010, n’ont vraisemblablement pas connu les téléphones à clapet. Cette nostalgie que semble ressentir les plus jeunes générations se reflète aujourd’hui dans les tendances aussi bien musicales que sur les réseaux sociaux et dans la mode, avec le retour de certains esthétiques et l’usage d’anciens appareils, comme les caméras digitales et les téléphones à clapet.

Le voyage se termine dans une ambiance distinctement plus décontractée et rêveuse avec ‘Blue Hour’, superposant des sons R&B sur du trap beat. Il s’agit du titre parfait pour clôturer cet EP, les paroles évoquant l’heure bleue, les étoiles qui commencent à pointer leur nez et l’anticipation du lendemain matin. La boucle est ainsi bouclée, du matin au soir de la journée d’été optimale dont l’album fait le récit.

Cette aventure en six chapitres est riche et cohésive, chaque titre développant une nouvelle strate sous l’égide d’un thème commun, tout en explorant des sous-genres musicaux contrastés. 

Néanmoins, sa fugacité peut être regrettable, la durée des morceaux allant seulement de 2 minutes et 9 secondes à 2 minutes et 57 secondes. Cela dit, ce choix, de plus en plus commun dans l’industrie musicale, reste cohérent avec le public visé : malgré la nostalgie des esthétiques du passé, la capacité d’attention des nouvelles générations a décliné en raison des réseaux sociaux et des appareils électroniques introduits dans la vie quotidienne parfois dès un très jeune âge, phénomène qui semble également s’inscrire plus subtilement dans le thème de ‘WhyKiiiKiii’.

Le choix de Soline : Pop Off Pop Off et Candy Pink Magic Hole Flip Phone


JUNHEE ‘LOVE METHOD’ – Le choix d’Anaïs

Près d’un an après la sortie de son premier album, le soliste JUNHEE a fait son retour le 7 août 2026 avec le mini-album LOVE METHOD. Ce projet est l’occasion pour JUNHEE de dévoiler l’étendue de son spectre musical à travers neuf titres uniques. 

L’album débute sur une note délicate et lumineuse avec ‘5 STARS’, qui décrit l’amour comme quelque chose de merveilleux, rendant même les moments les plus banals grandioses.

La title track ‘LA LA LUNE’ vient ensuite, dans une ambiance plus nostalgique. La production entraînante contraste avec la signification des paroles, qui traitent d’une rupture difficile et des regrets qui l’accompagnent. Les symboles de la lune et de la brume semblent d’ailleurs représenter les souvenirs de cette relation qui s’estompent progressivement. Une title track accrocheuse et terriblement poétique.

GET OUT’, en featuring avec WOW vient rompre avec la dimension romantique des deux titres précédents. Avec une production pop dansante, le morceau invite à dépasser ses propres limites, et souligne l’importance de s’affirmer tel que l’on est.

Lemonade’ apporte quant à elle une couleur plus estival à l’album, portée par une production pop aux influences R&B. JUNHEE retranscrit ici la passion que procure le sentiment amoureux, qu’il compare d’ailleurs à une limonade rafraîchissante. 

Puis, dans une ambiance réconfortante et intimiste, ‘OMW’ en featuring avec Kim Min-jae et ‘Wonder Why’ se concentrent sur l’importance d’être là pour les personnes que l’on aime. Dans la même lignée, ‘Medecine’ s’adresse directement aux fans de JUNHEE, tandis que ‘At Least, I Tried’ expose une facette douloureuse de l’amour : savoir renoncer à quelqu’un malgré des sentiments qui persistent.

Enfin, ‘Forever Young’ clôture l’album, avec mélange d’optimisme et de nostalgie. JUNHEE revient sur le chemin parcouru depuis son enfance, tout en soulignant l’importance de préserver ses rêves malgré le temps qui passe. A la fois pop et introspective, ‘Forever Young’ conclut l’album avec beaucoup de chaleur.

Avec LOVE METHOD, JUNHEE explore différentes facettes de l’amour : la passion amoureuse, le regret, le soutien ou encore l’amour de soi. Un projet intime qui témoigne de la richesse des relations humaines. 

Les chansons préférées d’Anaïs : ‘Medecine’ et ‘Forever Young’.


COLDE ‘ICY BABY’ – Le choix d’Angèle

Trois ans après « Love Part 2 », Colde revient avec « ICY BABY », un EP R&B de huit titres qui marque le début d’un nouveau chapitre. Sorti le 14 août, l’artiste y rassemble différentes facettes de sa musique autour d’une idée de jeunesse faite d’incertitude, de passion et d’envie d’avancer.

‘ICY’ ouvre le projet en jouant sur l’image de la mer : Colde évoque le fait de s’être autrefois jeté dans les vagues avant que cette mer ne devienne une île glacée, comme une métaphore du chemin parcouru donnant une entrée en matière des plus introspectives.

Avec « DRIPPY », accompagné de punchnello, l’atmosphère commence à se réchauffer. La guitare et les synthés donnent au morceau une couleur plus nostalgique. Leur collaboration prend une dimension particulière : les deux artistes se connaissent depuis l’époque de Club Eskimo, mais c’est la première fois que punchnello apparaît sur un projet solo de Colde. Leur « Let the kids stay raw (laissez les jeunes rester authentiques) » rappelle ainsi leurs débuts, tout en se les réappropriant avec une nouvelle énergie.

‘PULL UP’ retrouve le terrain du R&B alternatif cher à Colde, avec une production mêlant trap, soul, guitare et synthétiseurs. Derrière son apparente désinvolture (sortir, boire, faire comme si tout allait bien), le morceau raconte en réalité une rupture que l’on tente de fuir. Plus le morceau avance, plus cette façade se fissure, jusqu’à un outro murmuré qui laisse entendre que la séparation est loin d’être digérée.

Plus léger, ‘GIRLS ♡’ apporte une parenthèse estivale avec sa guitare groovy et son R&B lumineux. Colde y joue avec l’image de l’icy baby qui fond au contact d’une personne plus chaleureuse, jusqu’à « devenir l’océan ». Le morceau conserve donc le jeu entre froid et chaleur qui traverse l’EP, mais laisse cette fois davantage de place à l’insouciance et au plaisir.

‘DOLLAR BILLS’, avec Khakii, bascule vers le hip-hop : basse lourde et rythmiques boom-bap donnent au titre une couleur presque 90s. Colde y regarde le chemin parcouru, de l’époque où il avait peu à la réussite actuelle, avec cette envie de continuer à avancer plutôt que de revenir en arrière. Le choix de Khakii est lui aussi chargé d’histoire : amis de longue date, ils n’avaient plus collaboré depuis ‘Juicy’, malgré les nombreux concerts qu’ils ont partagés.

Avec ‘LIFE IS A MOVIE’, accompagné de DIMO REX, l’EP retrouve une dimension littéralement cinématographique. Les synthétiseurs futuristes et la production électro donnent au morceau une énergie très actuelle, qui fait écho au R&B coréen contemporain, autant dans le son que dans le message. Colde compare la vie à un film dont il faudrait profiter jusqu’au générique final, résumé par le « c’est la vie » qui revient dans les paroles. La présence de DIMO REX, dont le style s’inscrit lui aussi dans cette scène actuelle, accentue encore cette modernité.

‘BIG TALK’ surprend avec son mélange de hip-hop old school, de guitare très présente et de basse groovy. Le morceau s’ouvre même sur un sample de guitare associé à Elvis Presley, avant de laisser JJANGYOU et Choi Wonbin apporter une énergie plus brute. Le titre parle surtout d’ambition : « BIG TALK BABY ONLY DOIN’ BIG TALK (on ne parle que de grandes choses) », devient une façon d’assumer ses rêves et de voir grand, dans un esprit très rock’n’roll.

Enfin, sut DA FXXKA AND GO’ fait exploser l’énergie accumulée depuis le début de l’EP. Les guitares rock, les rythmiques frénétiques et le chant plus frontal rompent définitivement avec le Colde du premier titre. Le morceau résume le message de « ICY BABY » : après dix ans de carrière, l’artiste s’adresse à ceux qui doutent pour leur dire de ne pas rester paralysés par la peur. Après tout, « la vie est une succession de problèmes » alors autant continuer à avancer.

L’EP se termine ainsi exactement là où il voulait arriver, dans un élan plutôt que dans une conclusion.


SUMIN ‘dinnermode’ – Le choix d’Angèle

Avec « dinnermode », sorti le 13 août, SUMIN signe son deuxième album studio, huit ans après ses débuts en solo. Entièrement écrit, composé, arrangé et produit par l’artiste, le disque ne compte aucun featuring et se construit comme une collection de scènes du quotidien : amour, rupture, ennui, désir, conversations et solitude. SUMIN observe les relations dans ce qu’elles ont de plus ordinaire, avec une production R&B qui laisse progressivement apparaître des influences pop, soul et électroniques.

‘Season for Two’ ouvre l’album avec une douceur presque nostalgique. La production R&B accompagne un texte consacré au manque après une rupture : le souvenir d’une relation reste présent alors même que la saison à deux est terminée. Une entrée en matière intime qui installe immédiatement le ton très quotidien de « dinnermode ».

Dans ‘Blank’, SUMIN s’intéresse davantage à l’après. Le morceau évoque ce moment où une relation s’est fissurée et où il faut apprendre à accepter ce qui ne peut plus être réparé. Musicalement, elle conserve cette atmosphère feutrée, mais les arrangements donnent davantage de profondeur à sa voix, comme si le vide évoqué par le titre se construisait progressivement autour d’elle.

‘LOVESONG’ évoque cette fois une relation dans laquelle les défauts peuvent être acceptés tels qu’ils sont. Sa production reste minimaliste, mais les basses, claviers et chœurs rendent le morceau plus enveloppant : après deux titres tournés vers la perte, c’est enfin une chanson qui profite simplement d’être ensemble.

‘Whyless’ adopte une approche presque désinvolte. Son titre accompagne une chanson qui préfère ne pas chercher à tout comprendre ni tout contrôler. La production, toujours construite entièrement par SUMIN, avance avec une légèreté qui contraste avec les questionnements des premiers morceaux : parfois, vivre simplement suffit.

‘Taxi Talk’ n’est pas vraiment une chanson sur un taxi, mais sur ces dernières minutes où deux personnes savent qu’une rencontre touche à sa fin et où chaque seconde rend le silence plus difficile à supporter. La production minimaliste, le « tic-toc tic-toc » du clignotant et le comptage des respirations transforment cette gêne en véritable structure musicale. La musique avance comme le taxi, tandis que l’émotion reste suspendue dans cet entre-deux avant la séparation.

Avec ‘+82 ‘, titre principal de l’album, SUMIN élargit son regard à la ville. Le « +82 », indicatif téléphonique de la Corée du Sud, devient une référence à Séoul et à son agitation, mais aussi à la sensation de vide qui peut exister au milieu de cette foule. Sur une production plus rythmée, elle imagine le désir de tout quitter avec quelqu’un : une chanson urbaine et mélancolique qui donne aussi une dimension plus contemporaine au projet.

‘Table’ revient à un objet du quotidien. La table devient une métaphore d’une vie parfois désordonnée, faite de petits plaisirs et de situations compliquées. Plutôt que de chercher à résoudre ce chaos, SUMIN choisit de s’y installer et d’en profiter. Avec ses deux minutes à peine, le morceau ressemble presque à une petite scène intercalée dans l’album, légère mais essentielle à son atmosphère.

‘Adult Song’ apporte une autre forme de douceur, celle d’un rendez-vous où deux personnes se comprennent suffisamment pour pouvoir plaisanter ensemble. Le morceau s’intéresse à une intimité adulte sans la dramatiser : les gestes simples, les conversations et le plaisir d’être avec quelqu’un deviennent le sujet. Sa production R&B conserve la chaleur de ‘LOVESONG’, mais avec une tonalité plus joueuse.

Enfin, ‘Abyss’ referme l’album sur sa note la plus sombre. Après avoir traversé différentes formes de relations, SUMIN décrit ici un lien toxique dont les deux personnes continuent pourtant de rester prisonnières, malgré les blessures qu’elles s’infligent. La production se fait plus dense et pesante, donnant au morceau une sensation de chute qui justifie son titre. Une conclusion qui laisse « dinnermode » dans une zone ambiguë : l’amour peut être réconfortant, mais aussi devenir impossible à quitter.

Les chansons préférées d’Angèle : ‘Taxi Talk’ et ‘+82’.


IÖN ‘XEÖUL’ – Le choix d’Angèle

Avec « XEÖUL », sorti le 19 août, Park Gyu-jeong, moitié de GroovyRoom, pousse plus loin son projet solo IÖN, lancé dans l’électro en parallèle de son travail de producteur.

Pensé autour de la nuit et des clubs de Séoul, l’album rassemble neuf morceaux qui traversent bassline, house, garage, techno et autres formes de musique électro, avec plusieurs figures de la scène locale. L’idée n’est pas de reproduire une seule ambiance, mais de faire entendre une ville en mouvement, avec une énergie qui reste constante malgré les changements de style.

‘TRNSTN’, avec KINGMCK, ouvre le projet sur une bassline UK Garage tendue et rapide, où les basses prennent immédiatement le dessus et nous plongent sans attendre dans l’ambiance d’un club.

‘Haebang Bounce’, avec BRLLNT, pousse encore plus loin cette énergie en mélangeant bass club, ghetto tech et speed house. Le morceau repose sur un rythme répétitif et des basses très présentes, pensés avant tout pour faire bouger le dancefloor.

Sur ‘Phone Down’, IÖN s’associe à DPR ARTIC pour une techno plus énergique, tandis que la voix de nowimyoug invite littéralement à poser son téléphone et à profiter de la musique : une idée particulièrement cohérente pour un album qui restranscrit l’expérience club.

‘Don’t Dance Here’, avec Giriboy, reste dans une veine techno mais ajoute une touche UK Garage et un rap plus présent. À 144bpm, c’est l’un des morceaux les plus rapides du projet mais sa répétition crée paradoxalement une sensation de transe.

Plus long et plus posé, ‘Hold It (Peak Up)’ avec R&B ralentit légèrement la course sans casser le mouvement. Le morceau s’appuie davantage sur la house et laisse progressivement s’installer son groove. Là où les premiers titres cherchent presque à surprendre physiquement l’auditeur, celui-ci privilégie davantage la fluidité et l’endurance.

Avec ‘Your Jordans Are Fucked Up!’, IÖN et ouidaehan reviennent à une techno plus brute. Son titre fait directement référence à une réplique culte de ‘Do the Right Thing’ de Spike Lee, où une dispute autour d’une paire d’Air Jordan devient le point de départ d’une scène particulièrement tendue. Le choix de cette référence donne au morceau une dimension hip-hop qui rejoint naturellement l’univers de IÖN.

‘Baya’, produit avec DJ co.kr, apporte une respiration house davantage construite autour du groove, permettant à l’album de changer de vitesse sans perdre son énergie. Avec ses 135bpm, il fonctionne presque comme une transition entre les morceaux les plus agressifs et la dernière partie du projet.

‘Itaewonian Funk’, avec DJ Pool et Blasé, mêle bass house, funk et rap. Un titre qui ancre l’album dans la vie nocturne d’Itaewon, quartier emblématique de la scène club séoulite, notamment autour de lieux comme le Cakeshop et le Soap.

Enfin, ‘Check !t Out’, avec bojvck, referme l’album sur une dernière poussée de bass club. Plutôt que de ralentir progressivement, IÖN choisit de terminer sur cette énergie directe et physique qui traverse « XEÖUL » depuis son ouverture.

En moins de trente minutes, l’album aura ainsi parcouru plusieurs visages de la nuit séoulite, sans jamais perdre son principal objectif : donner envie de sortir de chez soi et d’entrer dans la danse.

Les musiques préférées d’Angèle : ‘Check !t Out’ et ‘Baya’.


ENHYPEN ‘The Sin : Bliss’ – Le choix d’Ambre

L’album ‘The Sin : Bliss’ d’ENHYPEN ouvre une nouvelle ère à 6 membres en proposant une suite audacieuse à ‘The Sin : Vanish’. L’album prouve leur volonté de s’inscrire dans la durée et d’expérimenter de nouveaux genres. Chacune des pistes possède une sonorité unique, ce qui diffère de leur style pop et hip-hop habituel.

Ils débutent sur ‘Two Fools’, un titre pop-rock qui, sous son atmosphère romantique, brille par de superbes high notes et reste indéniablement en tête. 

Le contraste est ensuite immédiat avec ‘Stuck’, ramenant le groupe vers des sonorités bien plus hip-hop et EDM. Une énergie que l’on retrouve dans la dernière piste de l’album : ‘Highlight’, qui fusionne le hip-hop avec un refrain rock. ‘Highlight’ clôture d’ailleurs particulièrement bien l’album en réalisant des métaphores entre leur lore et ce qu’ils ont traversé récemment.

Au milieu de cela, la troisième piste ‘Bad for you’ offre une respiration mélodique. Cette balade nostalgique chante les relations compliquées, à la fois douloureuses et inévitables.

Cependant, ce sont les deux titres ‘Bloody Paradise’, la title track, et ‘Checkmate’ qui ont le plus fait parler. Surfant sur la tendance du funk brésilien, dans la lignée de l’excellent remix de ‘Knife’ par Sunghoon, ‘Bloody Paradise’ est ultra-dansante et parfaitement accompagnée par une chorégraphie dont on ne se lasse pas. La title track est, tout comme ‘Knife’ sur leur précédent album, détournée en versions expérimentales par chacun des membres.

Quant à ‘Checkmate’, le groupe a parié sur une production techno qui ne plaira peut-être pas à tout le monde, mais qui a le mérite d’explorer de nouveaux horizons. C’est le titre qui succédera très probablement à ‘Go Big Or Go Home’, comme ils ont laissé entendre en interview que la remplaçante se trouvait dans l’album. La production est pensée pour faire sauter les fans en festival, et j’ai très hâte de voir comment ENHYPEN se l’appropriera sur scène.

Enfin, l’album a su réintégrer les audios immersifs qui faisaient toute l’originalité et la force de ‘The Sin : Vanish’

En sortant de leur zone de confort pour proposer de la techno ou du funk brésilien, les six membres d’ENHYPEN nous montrent qu’ils ont encore énormément à offrir pour l’avenir. ‘Bloody Paradise’ a remporté plusieurs prix, dont le GRAND SLAM durant les premières semaines de promotions, montrant que leurs efforts ont conquis le public.

Mon coup de cœur personnel se porte sur l’audace de ‘Checkmate’.


♫ La compilation des singles

ALL’N ‘Dream Higher’ – Le choix d’Anaïs

Après son tout premier single sorti en avril 2026, le soliste et musicien ALL’N a fait son retour le 14 août dernier avec sa nouvelle chanson ‘Dream Higher’.

Avec sa mélodie envoûtante et son ambiance aérienne, ‘Dream Higher’ nous invite à poursuivre nos rêves, quoi qu’il en coûte. Une façon pour ALL’N de revenir sur son parcours et de rappeler l’importance de la détermination dans ce milieu.

Comme dans son premier single ‘We Up’, ALL’N mêle ici une production pop au violon, son instrument signature. Ce mélange de styles assumé donne naissance à une chanson intense et singulière, qui se démarque ainsi des autres productions du même genre.

Avec ‘Dream Higher’, ALL’N affirme davantage son potentiel et sa singularité au sein de l’industrie de la Kpop. Son premier album devrait sortir en septembre, et cela promet d’être passionnant !


DPR IAN ‘No Mercy’ – Le choix d’Angèle

Avec ‘No Mercy’, son premier OST pour un K-drama, DPR IAN s’offre une parenthèse bienvenue alors que les Dreamers attendent toujours son prochain album. Sorti le 7 août pour « Flex x Cop 2 », le titre permet surtout de retrouver l’artiste dans un registre plus libre, loin des univers très construits qui accompagnent habituellement ses projets. Une façon agréable de patienter alors que sa carrière semble progressivement entrer dans un nouveau chapitre.

Musicalement, la chanson s’appuie sur une production pop-rock énergique, portée par des guitares électriques et une rythmique nerveuse qui donnent au morceau une tension parfaitement adaptée à l’ambiance policière du drama. Sa voix, légèrement rauque et immédiatement reconnaissable, s’y fond naturellement, sans chercher à reproduire sa discographie personnelle. Un choix d’autant plus réjouissant que le rock et le métal font partie de ses influences musicales depuis ses années de lycée, lorsqu’il jouait lui-même dans un groupe de heavy metal.


KAVE ‘FLOWERBURN’ – Le choix d’Anaïs 

Après avoir enflammé la scène parisienne en avril dernier, le collectif KAVE a fait son retour le 12 août 2026 avec deux nouveaux singles : ‘FLOWERBURN’ et ‘WHERE IS THE KING?’.

Toujours dans des sonorités rock brutes, ‘FLOWERBURN’ est une chanson terriblement intense. Alors qu’elle débute assez calmement, elle prend finalement en puissance au fur et à mesure, avant d’offrir un final rock absolument grandiose. Le morceau dépeint d’ailleurs une relation toxique, en comparant l’être aimé à une fleur dangereuse mais terriblement attirante.

Le second morceau ‘WHERE IS THE KING?’ est beaucoup plus agressif, avec une production mêlant rock et électro. Ce mélange crée une atmosphère absolument explosive, notamment à la fin du titre. Côté paroles, le morceau interpelle directement les personnes qui n’ont pas confiance en elles, les invitant à reprendre leur vie en main et à prendre conscience de leur valeur.

Comme à leur habitude, KAVE et Gaho nous livrent deux singles aux productions innovantes et percutantes, confirmant ainsi leur talent de producteurs musicaux.


WAYF BOYS ‘WAYF BOYS DO’ – Le choix d’Anaïs

Sorti le 7 août 2026, le single ‘WAYF BOYS DO’ marque les débuts du tout nouveau boygroup WAYF BOYS. Le groupe se revendique d’ailleurs comme le premier représentant de la “Nu-Kpop”, un mouvement artistique fondé sur la liberté créative et la volonté de façonner une nouvelle culture.

Quoi qu’il en soit, le single s’inscrit dans une tendance de plus en plus présente dans la Kpop : celle du genre hip-hop. Le groupe se présente ainsi avec assurance, déterminé à changer les règles de la Kpop. Mais même si ‘WAYF BOYS DO’ est une chanson objectivement accrocheuse, elle peine à se démarquer des autres titres du genre. D’autant plus que les paroles sont majoritairement en anglais, ce qui fait perdre au titre une partie de son identité Kpop au profit d’une sonorité plus mainstream. 

Malgré ça, les talents de rappeurs des membres sont parfaitement mis en avant, leur permettant de démontrer leur technique et leur potentiel. Par ailleurs, WAYF BOYS semblent bénéficier d’une plus grande liberté artistique que les autres rookies de l’industrie, ce qui rend leur parcours particulièrement intéressant à suivre.


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