Can’t be blue : derrière le bleu, toute une palette d’émotions de la mélancolie au rock’n’roll

Depuis ses débuts en 2024, can’t be blue fait de la musique un espace d’expression pour les émotions les plus profondes. Ce groupe originaire de Corée du Sud est composé de cinq membres : Kwon Dahyun, Lee Hwuiwon, Kim Chaehyun, Kim Daehun et Lee Dohun. À travers des morceaux empreints de sincérité, ces cinq musiciens expriment la dépression, les sentiments contradictoires et les expériences qui nous rapprochent les uns des autres. Leur ambition ? Offrir du réconfort à celles et ceux qui se reconnaissent dans leurs chansons.

can’t be blue : Nous chantons la dépression, un sentiment que tout le monde éprouve. À travers nos chansons, nous souhaitons apporter du réconfort et permettre à chacun de se sentir compris. C’est la direction que nous voulons prendre et l’objectif que nous poursuivons.

Dans cette interview exclusive pour Kpop in Paris, can’t be blue revient sur son processus créatif, les émotions qui nourrissent ses compositions et ses ambitions pour l’avenir. Entre confidences artistiques, réflexions sur la scène et confidences, découvrez un groupe qui entend bien rester fidèle à ce qui fait sa singularité : une musique profondément humaine, portée par sincérité et vulnérabilité.



IDENTITÉ ET UNIVERS DU GROUPE



Le nom can’t be blue fait écho à l’univers mélancolique du groupe et à sa volonté de mettre en musique les émotions que chacun peut traverser. Le bleu, souvent associé à la tristesse et au blues, devient ici un fil conducteur pour explorer la dépression et les sentiments les plus intimes. À travers leurs chansons, les cinq musiciens cherchent à transformer ces émotions en une source de réconfort et d’empathie, rappelant que la musique peut nous aider à nous sentir moins seuls face à nos difficultés.


KIP : Si le bleu représente la morosité et la mélancolie dans votre musique, y a-t-il une autre émotion que vous aimeriez davantage explorer à l’avenir ?

can’t be blue : Peut-être le manque, le fait d’éprouver de la nostalgie pour quelqu’un. C’est un sentiment un peu différent de la tristesse, mais lorsqu’une personne nous manque, beaucoup d’émotions se mélangent. Nous aimerions écrire sur ce sujet un jour, sans pour autant perdre notre identité musicale.


KIP : Y a-t-il une nuance de bleu, ou peut-être une autre couleur, qui représente le mieux chacun d’entre vous ?

can’t be blue : Chaque membre a sa propre couleur. Pour être honnête, nos réponses changent un peu chaque fois que nous en parlons, alors je pense qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse ! (rires)



DERNIÈRES SORTIES ET VICTOIRES DE 2026



Les adeptes de K-pop reconnaîtront sûrement le groupe à l’occasion de sa collaboration avec HAN de Stray Kids pour leur titre “can’t love”, ou encore en souvenir de sa performance en première partie du groupe ATEEZ lors de son concert au festival Rock in Roma cette année.



Il n’est nul doute que 2026 a été une année riche et abondante pour le groupe. Après la sortie de son EP “Prussian Blue”, suivie de son premier album studio éponyme “can’t be blue”, le groupe a dévoilé “Fxxkin’ Rockstar”, un single qui révèle une autre facette de leur univers, ainsi que son dernier EP “bluende”.



KIP : Comment votre dernier single, “Fxxkin’ Rockstar”, se distingue-t-il de vos précédentes musiques ?

can’t be blue : Cette fois-ci, nous avons davantage mis l’accent sur le côté pathétique du personnage. Le narrateur veut devenir une rockstar et gagner l’amour d’une fille qui admire les rockstars. Il finit donc par jurer et en faire trop. C’est précisément ce que nous avons essayé de retranscrire dans cette chanson.



KIP : “Fxxkin’ Rockstar” est sorti après votre premier album studio, “can’t be blue”. Considérez-vous ce morceau comme un prolongement de l’univers créé par l’album, ou marque-t-il le début d’une nouvelle étape pour le groupe ?

can’t be blue : Il s’inscrit davantage dans une continuité. En réalité, nous l’avions écrit pendant la préparation de l’album et nous avions prévu de l’y inclure. Cependant, son ambiance nous semblait légèrement différente de celle du reste de l’album. Comme le morceau fonctionnait également très bien de manière indépendante, nous avons tous convenu de le sortir séparément en tant que single. Il appartient au même univers, mais c’est une autre porte d’entrée.



Cette année, les cinq musiciens se sont également distingués en remportant la première place de l’Emergenza Festival en Allemagne, confirmant que leur musique peut toucher les auditeurs au-delà des barrières linguistiques.


KIP : Félicitations pour votre première place à l’Emergenza Festival en Allemagne cette année ! Après avoir affronté d’autres groupes, qu’est-ce qui, selon vous, rend can’t be blue unique ?

can’t be blue : Le fait de nous mesurer à d’autres groupes nous a justement permis de mieux comprendre nos points forts. Notre force ne réside pas dans une performance spectaculaire, mais dans notre capacité à transmettre l’authenticité de nos chansons telles qu’elles sont. Le fait que notre musique ait touché un jury qui ne parle pas notre langue a beaucoup compté pour nous. On nous a dit que nous étions le premier groupe coréen à remporter ce concours, et je pense que c’est cette sincérité qui nous a permis de nous démarquer.



PROCESSUS CRÉATIF ET VISION ARTISTIQUE



KIP : À quel moment du processus de création musicale ressentez-vous le plus de dopamine ?

can’t be blue : Lorsque le public reprend nos paroles en chœur pendant un concert. Quand nous écrivons une chanson, le sentiment qu’elle exprime nous appartient, mais à cet instant, il devient celui de tout le monde.


KIP : À l’inverse, quelle étape du processus de création musicale trouvez-vous particulièrement difficile ?

can’t be blue : Terminer une chanson est toujours l’étape la plus difficile. Nous avons généralement beaucoup de choses à exprimer, et il est toujours compliqué de décider à quel moment s’arrêter et mettre un point final au morceau.


KIP : Y a-t-il des sonorités, des instruments ou des techniques de production qui vous intriguent actuellement, mais que vous n’avez pas encore eu l’occasion d’intégrer à un morceau de can’t be blue ?

can’t be blue : Personnellement, j’aimerais utiliser les sonorités de synthétiseur que l’on retrouve souvent dans l’hyper-pop. Si nous parvenons à les mêler à notre propre identité musicale et au son de notre groupe, je pense que cela pourrait donner naissance à un morceau vraiment amusant !


can't be blue group photo

KIP : Si vous pouviez faire un bond de cinq ans dans le futur et écouter la musique de can’t be blue à ce moment-là, qu’aimeriez-vous voir changer ? Et, à l’inverse, qu’aimeriez-vous voir rester exactement comme aujourd’hui ?

can’t be blue : Nous espérons que notre son aura pris de l’ampleur et que notre musique sera beaucoup plus variée qu’aujourd’hui. En revanche, nous souhaitons que la sincérité qui nous animait lorsque nous avons commencé à écrire nos chansons reste exactement la même.


KIP : Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite se lancer dans l’écriture de chansons ?

can’t be blue : Au début, on a envie d’essayer plein de choses et de composer ses propres morceaux immédiatement, mais je pense que les bases sont ce qui compte le plus. Prendre le temps d’étudier et d’analyser les différents éléments qui composent une chanson, c’est ce qui permet de devenir un bon auteur-compositeur.



DU STUDIO À LA SCÈNE



KIP : Certaines chansons prennent une dimension différente sur scène par rapport à leur version studio. Selon vous, quel morceau de can’t be blue révèle le mieux la personnalité du groupe en concert, et pourquoi ?

can’t be blue : “blue daisy”. Nous aimons aussi sa version studio, mais lorsque le public reprend le refrain avec nous en concert, c’est là que notre énergie s’exprime le plus.



KIP : Vous est-il déjà arrivé de voir le sens de l’une de vos chansons évoluer pour vous après l’avoir interprétée à de nombreuses reprises devant un public ?

Le message que nous avons voulu transmettre dans chacune de nos chansons reste le même pour nous, car nous composons toujours avec une idée précise en tête. En revanche, le fait de les interpréter sur scène nous a amenés à accorder encore plus d’importance à ces messages. Lorsque le public nous raconte sa propre histoire en lien avec une chanson, celle-ci cesse d’être uniquement la nôtre et devient quelque chose que nous construisons ensemble.



CONFIDENCES SANS FILTRE



KIP : Si les quatre autres membres décidaient soudainement qu’une chanson de can’t be blue ne devait plus jamais être jouée en concert, laquelle défendriez-vous le plus farouchement ?

can’t be blue : “within the words once i called love”. C’est la chanson que nous avons le plus chantée avec nos fans, et je ne veux pas renoncer à ces moments.


KIP : Si chacun d’entre vous devait incarner un élément français, lequel serait-ce ?

can’t be blue : Nous parlons parfois de ce genre de choses ! Dohun serait la tour Eiffel, parce qu’il se démarque partout où il va. Chaehyun serait un croissant : croustillant à l’extérieur et moelleux à l’intérieur. Hwuiwon serait la Seine, calme et rassurante. Dahyun serait un macaron, coloré et rempli de variétés. Enfin, Daehun serait Montmartre, libre et décontracté.



LE MOT DE LA FIN



Ainsi, avec son univers sincère et sa musique qui transforme la mélancolie en un langage universel, can’t be blue nous rappelle que nous ne sommes jamais seuls face à nos émotions. 

can’t be blue : Un immense merci à toutes les personnes en France qui écoutent notre musique. Nous espérons pouvoir vous rencontrer en personne et chanter avec vous très bientôt. À bientôt !

Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir toute l’intensité de la musique du groupe en live, le rendez-vous est pris : can’t be blue sera en concert à Paris le 9 novembre 2026, à l’Alhambra, dans le cadre de sa tournée européenne Beyond The Blue. Une occasion de partager avec les cinq musiciens ces moments uniques où les chansons prennent une toute autre dimension et où les émotions individuelles deviennent collectives.

Alors, êtes-vous prêts à voir can’t be blue en bleu ? 💙


Interview par Soline

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Can’t be blue : X et Instagram

L’équipe de Kpop in Paris remercie chaleureusement Kinetic Vibe pour cette opportunité.
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KIP

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