Les nouveautés Kpop du mois d’Avril

Le printemps s’installe doucement et avec lui, une énergie plus légère, plus lumineuse, comme une envie de renouveau qui se glisse un peu partout. Les journées semblent reprendre du rythme, et la musique aussi suit cette dynamique, entre des concepts toujours plus créatifs et des artistes qui ne cessent de se réinventer. L’équipe de Kpop in Paris vous partage sa sélection coups de cœur du mois d’avril.

Vous connaissez le refrain : à vos casques, prêts, écoutez !

KINO ‘Lost and Found’ – Le choix de Lia


Le mois d’avril a commencé fort en musique avec le retour sur scène de KINO. Soliste issu de PENTAGON, il venait tout juste de finir sa tournée européenne que le voici déjà de retour avec un nouveau projet : dès le 1er avril, “Lost and Found” était de sortie !

La title track ‘TAXI’ nous entraîne directement sur la piste de danse. Après avoir critiqué le monde adulte avec cynisme dans son dernier projet ‘EVERYONE’S GUILTY BUT NO ONE’S TO BLAME’, KINO prend un autre versant.

Dans un clip riche en paillettes et boules à facettes et sur une piste sonore entêtante, le message est tout compte fait bien simple. Si la vie est souvent morose, il ne tient qu’à nous de sortir du cadre et d’aller profiter. Soyons nous même, soyons bizarres, exagérons, libérons nous et en route pour la fête avec ‘TAXI’ !

‘BIG HOODIE’ vient explorer un autre versant du selfcare. Sur une piste instrumentale pop-rock en featuring avec Mikey Angelo, le message est clair et simple. Si les soirées permettent de s’exprimer et d’être soit même avec fierté, parfois il est tout aussi agréable de passer une journée seul, dans son canapé, dans un hoodie large et confortable.

Puis vient ‘HENNESSY’, collaboration avec Lee Yun Jung. Dans une ambiance plus mystérieuse, nous revoici confrontés aux vices de l’Homme. Alcool, argent et luxe ne font pas bon ménage et redeviennent des problèmes décriés. Mais aussi un échappatoire apprécié.

Conclusion de cet EP ‘ALL LOVE!’ est la chanson parfaite pour un encore. Sur une piste entre pop et électro, rythmée et joyeuse, il y rappelle que l’amour est une valeur sans laquelle il ne saurait vivre. Quoi de mieux pour boucler ce projet sur une note optimiste ?

“Lost and Found” est un EP parfait pour le printemps. Court et entraînant, il est le mix parfait entre l’optimisme des jours ensoleillés qui reviennent et le cynisme des derniers jours d’hiver qui s’en vont.

Les chansons préférées de Lia : ‘TAXI’ et ‘ALL LOVE!’ mais honnêtement, autant dire tout non ?


DIMO REX ‘ANTIDOTE’ – Le choix d’Angèle


DIMO REX signe son retour le 10 avril avec “ANTIDOTE”, son troisième projet de l’année après “INTOXICATED” en janvier et “DIMOLLY” en collaboration avec Molly Yam en février. 

Une cadence de sortie soutenue qui s’accompagne d’une identité visuelle immédiatement reconnaissable : chaque projet a la même cover, seule la couleur change, et cette fois place au orange. 

L’ouverture, ‘AT THE BOTTOM’, est construite sur une production ample signée en partie par le collectif TCG, actif entre la Corée et les États-Unis. DIMO REX y raconte le moment où l’on touche le fond avant de choisir de repartir. L’intensité sonore contraste avec la sensation de vide qu’il décrit, installant d’emblée la tension centrale du projet : avancer sans être vraiment réparé.

Avec ‘HURT SO BAD’, l’EP glisse vers une zone plus ambiguë. Le rythme est entraînant alors que les paroles sont plus douloureuses. Ce contraste rend le morceau très facile à écouter tout en gardant une vraie profondeur. 

‘SAY MY NAME’, titre principal, marque une forme d’assurance plus assumée. Dans une esthétique R&B inspirée des années 2000, DIMO REX adopte une posture plus joueuse, presque détachée, tout en affirmant un contrôle total sur sa direction artistique. C’est le morceau le plus “accessible” du projet, pensé pour marquer autant qu’il installe une identité.

Le ton change avec ‘CAN’T STOP THE PARTY’, où la fête devient un moyen d’échapper à soi-même. Porté par une rythmique melodic drill efficace, le morceau traduit une forme de fuite plus que de célébration. À 1:37, un“bruh” inattendu vient brièvement casser le sérieux du titre, ajoutant une touche d’ironie discrète à ce chaos contrôlé.

Plus frontal, ‘KICK IT’ impose une énergie plus affirmée. Le morceau explore la confiance et le détachement, dans une posture où l’artiste semble reprendre temporairement le contrôle de sa narration. 

Cette assurance ne dure pas complètement, et ‘LOSE IT’ marque un retour à la confusion. morceau plus lent et hypnotique, construit autour de textures oniriques. La voix de DIMO REX, envoûtante, exprime le sentiment de tomber amoureux progressivement. 

‘STAY THE NIGHT’ ralentit encore le rythme. Plus doux, plus intime, le titre s’inscrit dans une volonté de prolonger un moment, une nuit, une présence. Derrière sa douceur apparente, il conserve une part d’incertitude.

Enfin, l’EP se termine avec ‘MISS ME’ sur une note mélancolique. Le morceau ne propose pas de vraie fin, mais un effacement progressif, comme lorsque la nuit s’achève et que tout retombe. Les variations de la voix de DIMO REX, retravaillée comme un instrument, créées différentes tonalités qui s’harmonisent parfaitment. 
Cohérent avec l’ensemble, il ne conclut pas vraiment l’histoire, tout comme la relation qu’il dépeint. Il ne s’agit pas de sauver cette relation mais plutôt un dernier moment partagé avant la fin.

Les chansons préférées d’Angèle : ‘AT THE BOTTOM’ et ‘HURT SO BAD’


MONSTA X ‘UNFOLD’ – Le choix d’Anaïs


Après leur dernier mini-album “THE X” sorti en septembre 2025, MONSTA X sont revenus le 3 avril 2026 avec l’album anglais “UNFOLD”.

Ce nouveau projet est le troisième album anglais du groupe, après “All About Luv” (2020) et “The Dreaming” (2021). Bien loin de “THE X”, ce nouvel album expose MONSTA X sous un jour plus vulnérable et intime. 

La chanson titre ‘Heal’ ouvre l’album en beauté. Elle possède des sonorités pop/soul, mais emprunte également les codes du gospel avec des harmonies omniprésentes tout au long du titre. ‘Heal’ met en avant les capacités vocales des membres, mêlé à un magnifique arrangement orchestral. Le morceau traite d’une relation toxique, lorsque deux amoureux s’aiment énormément mais ne cessent de se blesser l’un l’autre.

‘Growing Pains’ vient ensuite, une chanson pop émouvante. A nouveau, les harmonies sont omniprésentes, offrant une ambiance à la fois nostalgique et rassurante. Le titre semble autobiographique : le groupe parle des difficultés rencontrées durant son parcours. Les membres admettent ne pas encore savoir qui ils sont, mais sont tout de même confiants pour leur avenir. Ils sont prêts à vivre avec le positif comme le négatif, et acceptent de prendre du temps pour évoluer. Ce titre est probablement le plus personnel de l’album.

‘Baby Blue’ est un titre pop et mélancolique, abordant la douleur ressentie lorsque la routine et l’habitude ruinent peu à peu une relation amoureuse.

A contrario, la quatrième chanson ‘This!’ met en avant le charisme du groupe, parlant de l’attirance physique incontrôlable entre deux individus. 

L’album se poursuit avec ‘Before You Met Me’, une ballade mélancolique traitant d’une relation toxique où l’on force l’autre à changer en quelqu’un qu’il n’est pas.

De la même façon, ‘Glass Of Half Empty’ parle d’une relation amoureuse basée sur la dévotion extrême à l’être aimé, quitte à s’oublier soi-même.

L’album change de dimension avec ‘Main Attraction’, un titre pop et entraînant, similaire à ce que MONSTA X a l’habitude de proposer. Le morceau fait l’éloge d’une femme pour qui le narrateur ressent une attirance indescriptible, prêt à tout pour être avec elle.

Cette direction se poursuit avec ‘Enemies With Benefits’, un titre à la fois sombre et sensuel, puis avec‘On Our Way’, un morceau pétillant centré sur le sentiment amoureux.

Enfin, l’album se clôture avec ‘Sorry To Myself’, un morceau pop/R&B introspectif. L’ambiance est calme avec une production relativement minimaliste. Après une relation toxique, le narrateur se sent désolé envers lui-même de s’être laissé faire par la personne qu’il aimait. Le titre insiste sur l’importance de se respecter et de s’aimer soi-même dans une relation amoureuse.

Avec “UNFOLD”, le groupe alterne entre sensibilité et charisme. Une partie de l’album se centre sur les dérives d’un amour toxique, tandis que l’autre se concentre sur le plaisir ressenti grâce à une relation intense.

Contrairement aux deux précédents albums anglais du groupe, “UNFOLD” semble plus mature, abordant des thématiques intimes auxquelles il est facile de s’identifier en tant qu’adulte. Malgré un projet intégralement en anglais, les membres de MONSTA X parviennent à créer des morceaux qui leur ressemblent, sans jamais tomber dans le mainstream pur et dur. Ce nouvel album prouve, une fois encore, la polyvalence du groupe, qui ne cesse d’évoluer positivement. Un vrai carton plein pour MONSTA X

Les chansons préférées d’Anaïs : ‘Heal’, ‘Enemies With Benefits et ‘Growing Pains’ !


B1A4 ‘SET’ – Le choix de Lia


15 ans de carrière, ce n’est pas rien… Et c’est l’anniversaire que viennent de fêter les membres de B1A4 cette année !

De retour sur les devants de la scène 2 ans après leur dernier album ‘CONNECT’, les revoici avec un nouveau mini album ‘SET’.

Forts de cette créativité qui a su faire chavirer les cœurs des BANAs dès leurs débuts avec O.K, ils ont su se renouveler malgré tout avec le temps et offrir une nouvelle image d’eux au fur et à mesure de leur parcours. Avec 5 nouvelles chansons à son actif, cet album est une pépite pour les fans qui les suivent depuis leurs débuts… mais aussi pour ceux qui sont arrivés en cours de route !

L’album s’ouvre sur la title track ‘ 가위바위보 (Rock Paper Scissors)’. Un titre joyeux et entraînant, parfait pour entrer en matière ! Sur une instru pop qui se porte comme un retour à leurs débuts, l’heure est au jeu. Dans cette ambiance amicale, presque enfantine, leurs voix se marient à la perfection pour renouer avec les BANAs. La liberté a un son, c’est celui de 가위바위보 !

Par la suite, ‘CPR’ est tout aussi délicate. Chanson d’amour des plus classiques quant à son thème, elle reste un véritable petit bijou. D’une douceur sans pareille, elle permet encore une fois à tous les membres de briller de par leurs voix angéliques. Aisé de comprendre comment ce groupe a pu prétendre à une telle longévité !

Colors on me’ a tout de la ballade dont on raffole. Si son thème peut sembler plus mature et sensuel, invitant à partager ses couleurs avec autrui, elle reste particulièrement calme. Tendre et paisible, elle est dans la continuité des deux premières chansons et permet de poursuivre en toute sérénité ce voyage musical.

Dans une ambiance plus EDM, ‘5959’ continue le bal. Toujours sur le thème de l’amour, cette fois ci on y retrace les bégaiements des débuts. L’hésitation, la séduction, les déclarations… de grands classiques revisités par les trois membres !

Mais qu’est ce qu’un album sur l’amour sans une chanson de rupture ? ‘이별 (The star)’ remplit ce rôle à la perfection. Sous cette étoile qui a brillé tout au long de la relation, les vides et les absences se font ressentir. Mais tourner la page sur une histoire d’amour achevée devient plus simple avec une ballade aussi délicate pour nous y encourager.

De retour à leurs heures les plus calmes, B1A4 offrent au public un nouvel album léger et harmonieux qui contraste avec les morceaux hyper pop et énergiques qui font la loi ces derniers temps. Un petit havre de quiétude avec ces artistes qui avancent à leur rythme dans une industrie effrénée !

Les chansons préférées de Lia : gros coup de coeur pour ‘CPR’


ILLIT ‘MAMIHLAPINATAPAI’ – Le choix d’Angèle


Les membres d’ILLIT reviennent le 30 avril avec “MAMIHLAPINATAPAI”, un EP plus expérimental que jamais. Si vous les connaissiez à travers ‘Magnetic ou ‘NOT CUTE ANYMORE’, accrochez-vous : cette fois, ça décoiffe !

“Mamihlapinatapai” est un mot emprunté à la langue yaghan, qui décrit un regard partagé entre deux personnes, où chacune attend que l’autre fasse le premier pas alors qu’elles désirent généralement la même chose. Le choix de ce mot rare et intraduisible renforce aussi l’idée d’un album conceptuel, qui cherche à capturer des sentiments précis mais difficiles à exprimer clairement.

L’EP commence en douceur avec ‘GRWM (Get Ready With Me)’ à travers un quotidien ultra-connecté, entre routine et mise en scène de soi. Sur une production légère et scintillante, le morceau évoque une intimité numérique où l’identité se construit peu à peu.

L’électro est définitivement de retour dans la Kpop, et ILLIT s’en empare avec une aisance déconcertante. ‘It’s Me’ est un titre techno-pop nerveux où la rythmique intense et les contrastes vocaux ne nous donne qu’une envie : répondre « It’s me » à la line « Who’s your bias? ».

Avec ‘paw, paw!’, le groupe s’aventure sur un terrain encore peu exploré dans le paysage mainstream coréen : celui de l’hyperpop. Encore souvent cantonnée à des sphères alternatives, cette esthétique trouve ici une nouvelle incarnation. Distorsions, saturation, basses lourdes et mélodie émotionnelle s’entrechoquent dans un morceau qui joue habilement sur le contraste entre affection et expérimentation sonore. Le résultat : une pop “cute” en apparence mais texturée à souhait.

Le morceau éponyme, ‘Mamihlapinatapai’ s’éloigne là aussi des formats attendus. Les parties parlées, les variations de rythme et les influences occidentales s’y mêlent sans jamais tomber dans le cliché mainstream. Derrière son apparente légèreté, le titre évoque une génération confrontée à trop de choix, devenant parfois trop “perfectionniste”. ILLIT y oppose une forme de lâcher-prise assumé en vivant à son rythme et en faisant des choix absurdes ou décalés (comme boire un americano chaud en plein été).

L’EP se referme sur une ballade pop mélancolique ‘Love, older you’. Co-écrite par les cinq membres, elle prend la forme d’un dialogue introspectif adressé à une version plus jeune d’elles-mêmes. Entre nostalgie et acceptation, le morceau vient équilibrer les diverses émotions explorées plus tôt dans le projet.

Entre pop immédiate, expérimentations électroniques et instants plus introspectifs, ILLIT s’inscrit définitivement dans une pop contemporaine en constante évolution.

La chanson préférée d’Angèle : ‘It’s Me’


♫ La compilation des singles

DPR IAN ‘The Show’ – Le choix d’Angèle


Pour le plus grand plaisir des Dreamers, et de l’industrie musicale, DPR IAN fait enfin progressivement son retour. Le 3 avril, il revient avec “The Show”, un double single introduisant une nouvelle era.

Difficile de décrire brièvement le travail de DPR IAN tant son approche dépasse le simple cadre musical. Artiste complet, il façonne un univers cohérent, dirigeant toute son œuvre : écriture, composition, direction artistique et production visuelle.

‘Burn’ qui dure moins d’une minute, fonctionne comme un prologue annonçant le ton. Que ce soit à travers les paroles “Why don’t we figure it out before we burn it all down?” comme un dernier élan, ou par la musique, construite sur des nappes synthétiques accompagnées de violons ascendants. 

‘The Show’ entre piano, batterie, basse, guitare et cordes, oscille entre pop et rock symphonique. Addictive grâce à cette riche production et à la répétition de “Get ready for the show”, la piste marque un drop vers les deux minutes. La dernière minute, menée par une basse particulièrement entraînante et le “Just stay for the show”, apporte une touche plus groovy, au point que le morceau semble presque trop court. Une toute autre ambiance du titre ‘Welcome to the Show’ que l’on connaît de son premier album “MITO” (2021).

Le MV, sorti le 4 avril (suite à un léger retard), est la cerise sur le gâteau de ce retour en grande pompe. Cheveux rouges, actrices, costumes, décors, danseurs, musiciens : visuellement, tout est grandiose et parfaitement calibré pour ce show qui s’apprête à débuter. Les paroles résonnent davantage avec ces choix visuels, reflétant parfaitement ce que DPR IAN propose souvent : la beauté dans la souffrance, l’amour, les déchirures, une intimité spectaculaire. 

Enfin, comme souvent avec le collectif DPR, les fans les plus attentifs remarquent la présence de spoilers subtilement disséminés dans le clip. Un indice : ça se passe sur les affiches, alors ouvrez bien les yeux !


THE 8 ‘四月的漂流 (April Drift)’ – Le choix de Soline


Ce n’est pas un poisson d’avril : THE 8, membre du groupe SEVENTEEN, accueille l’arrivée des beaux jours avec sa nouvelle création ‘四月的漂流 (April Drift)’, sortie le 1er avril.

Il s’agit du deuxième single digital que l’artiste a sorti indépendamment depuis ‘Star Crossing Night’. Après notamment un premier EP à succès “STARDUST”, il ne fait pas de doute que THE 8 a d’ores et déjà dessiné son propre univers musical, qui se distingue par une musicalité délicate et une voix qui n’a pas peur de laisser transparaître honnêteté et vulnérabilité.

“Un nouvel avril est venu à moi
Mon coeur solitaire ne peut plus tenir”

Fidèle à son art et dans la continuité de sa carrière en tant que soliste, THE 8 a de nouveau participé à la composition et la rédaction des paroles. Mêlant mandarin et anglais avec lyrisme, ce titre bedroom pop fait le récit des émotions changeantes en amour, abordant la séparation et la solitude tel le passage des saisons jusqu’à l’arrivée d’un nouveau mois d’avril.

Entre la mélancolie de ‘四月的漂流 (April Drift)’, contrebalancée par l’optimisme de ‘April shower’, dernière B-side de l’album “FML” de SEVENTEEN, les Carats ont la chance de passer chaque quatrième mois de l’année en très belle compagnie.


DAYOUNG ‘What’s a girl to do’ – Le choix de Laura


Dayoung confirme son virage solo avec “What’s a girl to do” :

Après le succès de son premier single “Body”, Dayoung poursuit son chemin en solo avec “What’s a girl to do” en proposant une pop R&B légère et tout aussi addictive que la précédente.

Là où ‘Body’ misait sur une énergie très solaire et immédiate, ‘What’s a girl to do’ joue davantage sur le groove et la sensualité. Le morceau raconte ce moment un peu flou où l’on veut attirer l’attention de quelqu’un sans trop l’avouer, entre stratégie, désir et fausse désinvolture. 

Le titre a aussi une dimension plus personnelle pour Dayoung, puisqu’elle a participé à son écriture. Elle y affirme une image plus libre et plus mature, sans perdre ce côté pétillant. La chorégraphie occupe d’ailleurs une place essentielle dans cette identité : très présente dans le clip, elle participe autant que la mélodie à l’efficacité du morceau.

Tourné à Los Angeles, le MV met clairement la danse au premier plan, avec notamment une apparition remarquée de Shiloh Jolie, sélectionnée à la suite d’une audition. L’identité visuelle autour du sweat à capuche, reprise dans la chorégraphie et le dance challenge, a également contribué à faire vivre le titre sur les réseaux sociaux.

La sortie est complétée par ‘Priceless (kaching kaching)’, un morceau qui prolonge le message de confiance en soi porté par le single. Plus affirmé, il invite à reconnaître sa propre valeur sans attendre la validation des autres.

Avec ces deux titres, Dayoung confirme une direction solo claire : une pop R&B accessible, dansante et portée par un message d’assurance, qui donne envie de suivre la suite de son parcours.


CORTIS ‘REDRED’ – Le choix d’Angèle


Le 20 avril, CORTIS revient avec ‘REDRED’ title de leur deuxième mini-album “GREENGREEN” prévu pour le 4 mai prochain.

Impossible d’y échapper : depuis sa sortie, le morceau est repris en boucle sur TikTok, notamment pour sa chorégraphie (créée par James), et devient déjà un hit viral que l’on reconnait dès les premières secondes.

La force du morceau repose avant tout sur son rythme. L’instrumentale est dynamique, les voix s’intègrent naturellement avec un refrain qui revient en boucle. Une formule simple mais efficace, qui capte instantanément l’attention. “REDRED” dégage une énergie solaire et donne facilement envie de danser.

Le contraste entre le rouge et le vert structure l’ensemble du morceau. Le “red” renvoie à l’hésitation, au regard des autres, à une forme de retenue. À l’inverse, le “green” incarne le mouvement, la liberté et le passage à l’action. On y retrouve également une forte dimension collective : les paroles mettent en avant une dynamique de groupe, presque de crew.

Côté production, aux côtés des membres, on retrouve Supreme Boi, connu pour son sens des morceaux accrocheurs et hybrides, notamment avec BTS.

Visuellement, entre le MV, la Conceptual Performance Film, la dance practice et même une version originale du MV, CORTIS et HYBE déploient tout un univers autour du morceau, renforçant son potentiel de viralité et le parfait teasing de “GREENGREEN” qu’on attend avec impatience.


GEMINI ‘Love is Forever’ – Le choix d’Angèle


Un mois à peine après “Alone Again”, GEMINI revient avec “Love is Forever”, un single qui semble d’abord s’inscrire dans la continuité de son univers R&B. Même ambiance nocturne, même écriture minimaliste, même attention portée aux émotions. Mais là où son précédent morceau explorait une solitude presque existentielle, celui-ci évoque la fin d’une relation.

À travers les paroles, GEMINI montre un décalage entre ce qu’il croyait de l’amour et ce qu’il en reste après la rupture. Il oscille entre détachement et attachement persistant, reconnaissant que la relation est terminée tout en étant encore hanté par elle. Le refrain répétitif transforme la notion d’amour éternel en une phrase presque vide ou obsessionnelle, tandis que le morceau traduit surtout la confusion, le regret et les “et si” liés à la fin de la relation.

Sur le plan de la production, le titre est composé et produit en duo avec KWACA, également à l’origine de la basse, du synthé et de la batterie. L’ensemble repose sur une esthétique R&B soyeuse et immersive, avec une sensibilité sonore qui évoque par moments les orchestrations du célèbre Quincy Jones et l’univers de The Weeknd.

En espérant que la prochaine sortie de l’artiste sera un album !


THE 8 ‘不见了 Love is gone’ – Le choix d’Angèle


Si THE 8 avait ouvert le bal d’avril avec ‘四月的漂流 (April Drift)’, il le referme également ce jeudi 30 avril à 18h30 avec ‘不见了 Love is gone’.

Cette fois, il met douceur et délicatesse de côté pour une chanson bien plus énergique et abrasive. La production, audacieuse et hyper-dynamique, navigue entre pop, électro et hyperpop. Derrière cette intensité brute, le titre met en scène la sensibilité personnelle et le style d’interprétation singulier de THE 8 autour d’une rupture amoureuse.

Le morceau est traversé par le regret et la culpabilité : le narrateur peine à accepter la disparition de l’être aimé et reste hanté par les non-dits et les erreurs répétées, où il n’en reste que des fragments de mémoire douloureux.

L’anglais, principalement présent dans le refrain (“Love is gone”, “Gone like smoke”), renforce l’impact émotionnel et l’universalité du message, tandis que le mandarin structure le récit et ses images poétiques, accentuant le caractère introspectif du titre.

La production et les arrangements, en partie assurés par hakaseee et DPR ARTIC, contribuent à cette direction sonore plus radicale, façonnant un univers à la fois chaotique et minutieusement construit. Une collaboration attendue depuis leurs apparitions communes en stories Instagram.

Le mois d’avril aura su ravir les Carats mais également les Dreamers !


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KIP

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