L’Asie ne se cantonne pas à la Corée du Sud et ça, vous le savez déjà. De plus en plus d’artistes asiatiques émergent dans les salles européennes, invitant avec eux leurs pays sur le devant de la scène. Parmi eux, Sunny Lukas, qui nous vient tout droit de Hong-Kong, nous a fait l’honneur de nous accorder une interview à l’occasion de la sortie de son nouveau single “Laissez moi faire”.
Si vous n’êtes pas familiers avec son univers, venez découvrir avec nous ce chanteur talentueux aux multiples facettes.
Qui est Sunny ?
Né à Hong-Kong le 18 janvier 2000, Sunny Lukas est un artiste et auteur-compositeur qui s’est frayé un chemin sur la scène asiatique. Après des études brillantes au Berklee College of Music aux Etats-Unis d’Amérique, il a développé sa propre approche artistique, forte de multiples influences culturelles, musicales et linguistiques. Et oui, il ne parle pas moins de 6 langues différentes et en fait sa force dans ses chansons qui passent de l’anglais au mandarin en passant par l’espagnol, le thaï, le cantonnais… mais aussi le français !
Mais c’est assez de parler de lui, laissons le se présenter…

Sunny Lukas, par Sunny Lukas
KIP : Bonjour Sunny Lukas. Merci d’avoir accepté cette interview avec Kpop in Paris. Avant d’aller plus en détail, aimerais tu dire un mot à nos lecteurs afin de te présenter avec tes propres mots ?
Sunny : Je suis Sunny Lukas, artiste chinois polyglotte de pop et R&B, auteur compositeur et producteur. Je vis en ce moment à Séoul où je produis pour la Kpop, et je suis en pleine tournée mondiale. Vous avez peut-être entendu parler de moi dans l’émission “The Next 2023” produite par Tencent dans laquelle j’ai fait une reprise au piano de Golden Hour, ou alors à travers mes remixes de Kpop sur Instagram.
KIP : Pour ceux qui entendraient parler de toi pour la première fois, tu es donc un chanteur chinois qui captive l’attention de jour en jour. Si l’on s’intéresse à ta jeunesse, avais-tu déjà l’envie de devenir artiste ? Ou avais-tu d’autres plans de carrière un peu fous dans ton enfance ?
Sunny : Comme dans tous les foyers asiatiques traditionnels, j’ai été forcé de jouer du piano “classique” mais je me suis davantage intéressé à la musique pop après avoir commencé la guitare à 11 ans. J’ai commencé à faire beaucoup de spectacles scolaires de jeunes talents et des concerts où je jouais de ma guitare électrique Fender bleue, ainsi que des sérénades à la guitare acoustique que je faisais à mes amis en reprenant des chansons de Justin Bieber et d’Ed Sheeran. Avant la musique, en fait j’étais passionné par le sport. J’étais un athlète et je voulais continuer ma carrière dans le tennis.
KIP : On trouve tous une source d’inspiration d’une façon ou d’une autre. Pourrais tu nous dire qui, ou quoi, a influencé ton parcours en tant que chanteur ?
Sunny : Justin Bieber a eu un impact colossal dans ma vie, à me donner la confiance nécessaire pour chanter, danser et me produire sur scène. Mais surtout, ma façon de m’habiller. J’ai commencé à demander à ma mère de m’acheter les mêmes chaussures et tenues que lui quand j’ai eu 13 ans. Shawn Mendes, Ed Sheeran et 5 Seconds of Summer ont aussi beaucoup inspiré ma façon de jouer de la guitare.
Une approche mondiale et innovante
KIP : Ta description Spotify te présente comme un artiste de pop global et pionnier du multilinguisme, parlant plus de 20 langues différentes et mêlant les cultures sans effort à travers la musique. C’est franchement impressionnant ! En tant que polyglotte, dirais-tu que tu as différentes personnalités ou inspirations selon la langue que tu parles ?
Sunny : Bien évidemment, quand je parle une langue en particulier, je me sens comme un habitant du pays. J’ai l’impression d’incarner une multitude de personnages différents et les possibilités sont infinies.
KIP : Le 22 mai, tu as sorti un ton nouveau single “Laissez moi faire”, un projet audacieux créé pour faire changer les choses. Chanter en français et en anglais, réaliser une première écoute exclusive sur Instagram directement… tu ne fais rien comme les autres ! Aimerais tu dire un mot sur pourquoi les gens devraient l’ajouter à leur playlist avant que nous continuions ?
Sunny : C’est un projet très spécial pour moi, mêler anglais et français était vraiment un challenge pour moi mais je voulais que la musique fasse danser les gens et les rendre plus confiants. Cette chanson est à la fois très entraînante, rythmée et très exotique ; elle mêle des influences latines à une ambiance française. C’est quelque chose qu’on n’avait encore jamais entendu chez un artiste chinois.
“Laissez moi faire”, un cri du coeur en plein Paris
KIP : Ce projet est un vrai mashup de plusieurs genres musicaux et de différentes cultures. Décrit comme un “langage musical hybride enraciné dans le R&B et infusé de rythmes latinos”, c’est un mélange qui marche étonnamment bien et se démarque dans les dernières sorties musicales. Comment es-tu arrivé à cette idée et pourquoi as-tu choisi de chanter en français ?
Sunny : En fait, mon producteur, Adile, est français, il est né à Lille. Et pendant le processus de création de cette chanson, il m’a beaucoup inspiré pour faire une chanson en français. Il m’a partagé beaucoup de choses autour de la culture française, de la musique, du vin… En tout cas, ça m’a fait vraiment plaisir de le faire.
Et l’avenir dans tout ça…
KIP : Les fans se demandent quand est ce que tu sortiras un nouvel album complet, sachant que le dernier est sorti il y a presque 10 ans et que tu as sorti de nombreux EPs et singles. A quoi pouvons nous nous attendre pour le futur de Sunny Lukas en tant que chanteur ? Peut-être une tournée ?
Sunny : La tournée aura bien lieu cette année. J’ai déjà fait une mini-tournée européenne en mars, avec des dates à Paris, Milan et Amsterdam, et je suis actuellement en tournée aux États-Unis, à Los Angeles et New York. J’ai bien l’intention de sortir un album, mais rien n’est encore confirmé pour l’instant. Je suis très concentré et impatient de sortir mes prochains singles, je vais bientôt collaborer avec un artiste vraiment génial.
KIP : Et qu’en est-il de l’avenir de Sunny Lukas en tant que mannequin ? Ton parcours dans le monde de la mode a beaucoup fait parler de lui ces derniers temps, grâce à tes collaborations avec de nombreuses marques et à ta vision de la mode et de la musique comme deux entités indissociables. Peut-on s’attendre à te voir défiler lors de la Fashion Week de Paris ?
Sunny : A 100% oui, mon rêve est d’assister au premier rang ou même de marcher pour la Paris Fashion Week. Amiri est une de mes maisons favorites, j’adorerai être présent pour la première fois.
Sunny à Paris ?
KIP : Pour conclure, il est temps pour nous de te poser des questions au sujet de la France. Tu as sorti un single inspiré par la séduction parisienne, on pourrait donc supposer que tu aimes la ville de l’Amour. Mais comment décrirais-tu ta propre relation avec Paris ? Nous savons que tu es déjà allé à Paris, qu’est-ce qui t’a le plus marqué lors de ta visite ?
Sunny : Je suis déjà venu à Paris plus de 5 fois mais à chaque fois que j’y vais, c’est si différent. Je découvre de nouveaux quartiers et des restaurants où je ne suis encore jamais allé à chaque fois. Je me fais de nouveaux amis et de nouveaux moments sont immortalisés et partagés. J’aime vraiment le Pont Sully, marcher de Bastille jusqu’au jardin du Luxembourg… une magnifique promenade. Mon nouvel endroit favori est autour du Marais. J’ai aussi particulièrement apprécié Roland Garros quand j’y suis venu il y a 4 ans, c’était un de mes meilleurs souvenirs, d’autant plus que je suis un joueur de tennis.
KIP : Encore merci pour ton temps. Voudrais-tu dire quelque chose à tes fans français avant que nous concluions ?
Sunny : (en français) Merci Beaucoup, salut!!
Retrouvez les sur les réseaux !
Retrouvez ici notre interview vidéo avec Sunny Lukas !
L’équipe de Kpop in Paris remercie chaleureusement 5 Oceans Studio et Marie Pierre Medouga d’avoir rendu cette interview possible.